Une doula c’ est quoi ?
Le mot « doula », (du grec ancien), est utilisé aujourd’hui dans le domaine de la périnatalité, pour nommer une femme qui a pour vocation d’aider une autre femme et son entourage pendant la grossesse, l’accouchement et la période postnatale, grâce à son expérience et à sa formation. Elle incarne la figure féminine qui se tenait autrefois auprès de la femme qui met au monde son bébé, aux côtés de la sage-femme.
Aux Etats-Unis le mot « doula » est entré dans le dictionnaire et désigne une femme qui accompagne la mère pendant la périnatalité.
Elle accompagne, soutient, entoure, les femmes seules ou les couples, et leurs proches.
Elle n’exerce pas le métier de sage-femme.
Elle s’engage à la confidentialité et se soumet au secret professionnel.
http://www.doulas.info/quoi.php
« Etre doula est une manière d’être et non de faire »
Notre accompagnement est complémentaire de celui de la sage-femme ou du médecin et ne remplace en aucun cas le suivi médical de la mère pendant sa grossesse et l’accouchement. Nous ne sommes pas des thérapeutes et nous ne pratiquons aucun acte médical. Nous ne dispensons pas de consultation ni examen ou avis médical d’aucune sorte. Les doulas n’ont aucune compétence pour établir un suivi médical de grossesse ou pratiquer un accouchement.
Nous ne pouvons pas accompagner les mères, les couples qui n’ont pas mis en place un suivi medical par une sage femme ou par un médecin
Nous ne pouvons pas être présente pendant le travail et l’accouchement sans qu’une sage-femme ou un médecin soit présent.
Nous soutenons le travail des sages-femmes, dans le respect réciproque de nos compétences. Nous travaillons à créer un lien entre tous les intervenants médicaux et sociaux.
Nous sommes solidaires les unes des autres, prêtes à nous soutenir mutuellement, à mettre nos compétences en commun, et à partager nos acquis. Nous nous engageons à remettre en cause nos acquis régulièrement et nous former continuellement par le biais de stages, d’ateliers, de colloques ou conférences pouvant améliorer la qualité de nos services auprès des parents.
Nous souhaitons oeuvrer ensemble pour que les femmes et les couples soient respecté(e)s, se sentent plus en confiance, plus conscient(e)s que la naissance leur appartient.
Il n’existe pas un modèle unique de doula
en effet il y a autant de doulas différentes que de femmes.
Qui je suis?
Yael créatrice et animatrice de l’ association Mamayaya , je propose mes services comme doula. Je suis née en 1969, je suis maman de 3 enfants : Arthur, Zoé et Lou, qui auront respectivement cette année 8 ans, 7 ans et 3 ans.
Chacune de ces naissances m’a apporté un regard différent sur la maternité, la parentalité, et sur moi-même.
J’ai longtemps travaillé comme éducatrice de jeunes enfants, aussi bien dans des structures classiques qu’en milieu associatif (crèches parentales).
C’est suite à l’arrivée de Lou, en 2005, que j’ai commencé à accompagner des futurs parents dans leur projet de naissance. Aujourd’hui, au sein de l’association Mamayaya, j’anime des ateliers sur différentes thématiques autour de la parentalité et du maternage.
Ce que je vous propose en tant que doula : des rencontres où nous pourrons discuter des sujets qui vous animent, formuler vos attentes et définir vos besoins, dans un accompagnement respectueux tout au long de votre grossesse, avant, pendant et après l’accouchement.
Mon travail consistera à vous écouter et à vous transmettre, fonction de vos désirs, des informations tant sur la définition d’un projet de naissance que sur d’autres sujets en lien avec l’arrivée de votre enfant, comme le portage en écharpe, les couches lavables, l’alimentation naturelle, etc. Je propose également de vous accompagner lors des différents rendez-vous médicaux, et la possibilité d’être présente lors de l’accouchement proprement dit, à la maison si vous avez choisi l’AAD (accouchement à domicile) ou à la maternité, avec l’accord préalable de l’équipe médicale.
Témoignage de Micheline, maman de Tristan
J’ai rencontré Yaël par le biais de l’association Mamayaya avec qui j’avais eu l’occasion de discuter de la naissance en général. Je lui avais raconté que lors de la naissance de mon premier enfant en maternité, je m’étais sentie seule et j’avais été fort déçue du manque de soutien et d’encouragement de la part de la sage-femme qui n’avait d’autre alternative à me proposer que la péridurale pour me soulager. C’est elle qui m’a parlé du métier de doula, de leur rôle et c’est donc tout naturellement que je lui ai proposé de m’accompagner lorsque je suis tombée enceinte de mon 2ème enfant. Pour cette naissance, nous avions prévu un accouchement à la maison. Pendant ma grossesse nous nous sommes rencontrées plusieurs fois pour discuter, elle a toujours été très à l’écoute de mes attentes, elle savait me conseiller, m’a également prêter des livres. Le jour de la naissance, elle est arrivée juste après ma sage-femme et sa présence m’a été tellement bénéfique! Elle a passé tout le temps à terre juste à côté de moi, me tenait la main, me massait le dos avec mon mari. Et surtout elle respirait avec moi, ça peut sembler insignifiant mais qu’est-ce que ça m’a aidé! Lorsque la contraction devenait de plus en plus forte, que je sentais que je perdais pieds, que je hurlais, elle continuait à respirer et enfin j’arrivais à me calmer en recalant ma respiration sur la sienne. J’avais l’impression qu’elle partageait la douleur avec moi. Lorsque notre petit Tristan est né, elle a su se faire discrète pour nous laisser mon mari et moi découvrir notre petit bébé en toute intimité. Elle nous a rendu plusieurs fois visite à la maison les jours qui ont succédé la naissance, elle m’a aidée lors des moments difficiles que j’ai rencontrés avec mon allaitement. Mon mari et moi-même avons donc été heureux de partager ce moment avec Yaël et nous lui sommes très reconnaissants du soutien qu’elle nous a apporté.
Micheline
Témoignage de Marion, maman de Fausto
Lorsque j’ai su qu’on pouvait accoucher à domicile (AAD), j’ai tout de suite eu envie de vivre la naissance de mon premier enfant chez moi, dans ma maison. Je me sentais capable de le faire mais je me suis dit qu’il fallait que je soit bien préparée, c’était mon premier! Je voulais que ça se passe bien et pour ça, que je soit confiante et sereine. J’ai une amie qui connaissait Yaël et qui avait elle-même donné naissance à sa fille chez elle. C’est elle qui m’avait présenté Yaël. Quand j’ai été enceinte, je lui ai demandé de m’accompagner. Pour me préparer, je voyais mes 2 sages-femmes tous les mois, et avec mon ami nous avons fait de l’haptonomie. Et j’avais Yaël! Pour toutes mes questions elle était là. Je pouvais l’appeler n’importe quand. On se retrouvait autour d’un café, on discutait. Elle m’a donné des documents et prêter des livres sur l’accouchement à domicile, les positions, sur la grossesse, l’accouchement et l’après-accouchement (allaitement, portage…), sur la naissance, sur ce que vivent les bébés, sur la relation mère-enfant dans la naissance… Autant de sujets passionnants, touchants et enrichissants ! Elle m’a préparé un « Blessingway » : mes amies habitant, pour la plupart, loin de chez moi, Yaël a pris contact directement avec elles, et elles lui ont envoyé des bougies pour l’accouchement, des perles et des pierres pour m’accompagner dans ce moment magique. Elle m’a fait un moulage du ventre, que je suis très heureuse d’avoir aujourd’hui : quand je le vois, je me rappelle ma grossesse, et je me dis que quand mon fils sera assez grand, nous le peindrons tous les deux.
Quand l’heure de mon accouchement est venue, j’ai appelé mon compagnon, ma sage-femme et Yaël. Comme mes contractions commençaient à être forte elle a commencé à me masser le dos, elle m’a coulé un bain chaud et elle me parlait et m’apaisait. Quand mon compagnon est arrivé, on s’est installé dans le salon, où Yaël avait allumé mes bougies. L’atmosphère était intime, feutrée, douce. Cette ambiance et la présence de mes trois accompagnants faisaient que j’étais sereine, je gérais ma douleur, j’étais calme. Quand la douleur était au plus fort, mon compagnon me massait le dos et moi j’écrasais… non, je broyais les mains de Yaël pendant qu’elle soufflait avec moi. J’avais l’impression de lui donner un peu de ma douleur, qu’elle recevait sans faiblir. Et entre chaque contraction elle me caressait les cheveux pendant que je récupérais presqu’en m’endormant. Quand notre bébé est né, le papa et moi nous étions sur une autre planète, comme ivres de joie, nous étions centrés sur nous trois. Yaël est partie quand elle a vu qu’elle n’avait plus besoin d’être présente et nous a laissés avec la sage-femme. Les jours suivants, elle m’a téléphoné et rendu visite pour prendre des nouvelles et m’apporter encore ses conseils pour l’allaitement. Dans les mois qui suivirent elle est restée disponible pour me guider pour le portage, les dents, la diversification…
Yaël est disponible, douce et discrète. Elle n’essaie pas d’imposer sa vision. Elle accompagne simplement, en suivant au plus près votre demande, sans jugement, tout en informant de toutes les possibilités. Aujourd’hui, étant donné les conditions de travail des sages-femmes qui n’ont plus le temps de prendre le temps, je pense aux femmes qui accouchent à l’hôpital ou en clinique, elles n’ont pas d’accompagnement humain suffisant, elle n’ont pas la transmission de femme à femme qui nous rassurent. Je me dis qu’avoir une doula pour un AAD est un cadeau, mais encore plus pour un accouchement en structure, c’est une aide essentielle.
Marion
Témoignage de Anne, maman de Jean né en 2006 et d’Elise née en 2010
Enceinte de deux mois de mon 2eme enfant, nous avons pris la décision avec mon mari, Olivier, d’un Accouchement à Domicile. J’étais suivi en accompagnement global par une sage-femme libérale qui pratiquait depuis 17 ans des AAD. Je n’étais pas dégoûté de la maternité mais je souhaitais un AAD car je voulais absolument un accouchement physiologique ; et justement cette sage-femme là le faisait/le permettait à domicile. Olivier était d’autant plus favorable qu’il déteste les hôpitaux. Il m’a tout de suite dit qu’il ne se sentait pas, même à la maison d’être actif le jour J. Je ne me voyais pas seule en travail à la maison ou qu’avec la sage-femme. J’ai naturellement contacté Yaël avec qui j’avais bien sympathisé aux dernières Journées Des Doulas. Elle a été tout de suite d’accord pour nous accompagner et être là le jour J.
Jusqu’au 5 mois de la grossesse je n’ai pas vraiment eu besoin de partager, étant moi même apprentie doula j’avais pas mal d’info. Yaël m’envoyait de temps en temps, à ma demande, quelques infos par internet, je lui ai aussi emprunté quelques livres que je souhaitais lire depuis un moment.
Par contre je suis allée la voir 3 fois sur Nîmes. Discuter de tout, autour d’un petit plat, un thé, ça me faisait un bien fou de prendre du temps rien que pour moi, prendre le train, faire du shopping, discuter entre fille, ne penser qu’à moi, parler un peu de moi, du BB… bref me faire plaisir !
Yaël est venue manger une fois à la maison pour sympathiser avec Olivier et mon fils aîné, et connaître notre maison.
Nos échanges se sont multipliés durant le dernier trimestre de la grossesse. Elle a organisé, à ma demande, un blessing way. Cette journée a été particulière, car unique et tellement agréable ! Autour de mes amies, nous avons commencé par partager un repas. Olivier était présent, sans notre fils, il était ravi lui aussi de prendre du temps que pour lui et discuter. Ensuite il nous a laissé entre femmes. Dans une ambiance chaleureuse et calme, nous avons échangé autour de la maternité, de la féminité, puis elles ont fabriqué un collier de grossesse (avec les perles que chacune de mes amies m’avaient apportées ou envoyées) pendant que Yaël me faisait un moulage en plâtre de mon ventre. Le collier m’a accompagné pendant toute la fin de la grossesse et le jour de l’accouchement.
Yaël prenait régulièrement de mes nouvelles par téléphone, on échangeait aussi pas mal par mail. Ce qui m’a beaucoup aidé, puisque j’ai dépassé encore une fois le terme d’une semaine, allant jusqu’à 42 SA.
J’ai beaucoup aimé la complémentarité sage-femme/doula. Ma sage femme écoutait mon corps pendant une heure lors des rdv mensuels. Et Yaël écoutait mon âme ! Ce qui a indirectement permis à Olivier de s’impliquer dans cette grossesse ! Avec lui c’était des choses rigolotes et spontanées, comme des jeux, des : « regarde elle a bougé ! » « youhou il y a quelqu’un ? ». Je ne l’ai pas « soulé » pendant des heures avec des choses qui ne l’intéressaient pas ! Tout ça été très équilibrant pour notre couple.
Le jour de l’accouchement Yaël est arrivée en milieu de travail, comme c’était prévu avec Olivier et la sage-femme. J’imaginais la présence de Yaël plus pour soulager Olivier, et qu’il puisse partir (ce qu’il a fait d’ailleurs, puisqu’il était avec notre fils). En fait elle m’a été d’une grande aide, technique d’abord à m’aider à changer de position, à m’apporter des choses (bouillottes chaudes, eau etc.) mais surtout elle m’a été d’une grande aide morale. Entre deux contractions j’étais avec une amie puis pendant la contraction j’étais en phase avec sa féminité : elle soufflait avec moi, me tenait la main, me massait le bas du dos, elle était très respectueuse de mon rythme.
Quand le travail s’est intensifié, elle me proposait des choses, toujours dans un esprit d’ouverture, et je choisissais ce qui me correspondait. C’était super. Ça m’a beaucoup aidé. Elle a su aussi me rassurer quand j’ai eu deux moments de doute.
Puis on a appelé Olivier et elle su le guider et lui laisser la place quand il voulait en faire plus. Et contre toute attende il a été très actif pendant cette dernière heure ! Tous les deux m’ont beaucoup apporté jusqu’à l’arrivée de la sage-femme. J’ai pu oublier ma pudeur et j’ai réussi à être vraiment dans le « lâcher prise ». Yaël et Olivier ont un peu aidé la sage-femme, puis pendant l’expulsion ils étaient derrière moi tout en discrétion, la pièce semblait immense à 4 alors qu’il n’ y a pas beaucoup de place! Une fois notre petite fille née, Yaël est partie, je n’ai même pas vu son départ, étant absorbée par les premiers échanges avec mon BB.
Puis elle est revenue quelques jours après mais comme tout allait bien on a discuté comme des amies et ça fait beaucoup de bien aussi !
Anne
Témoignage de Émilie maman de Simon
« J’étais seule avec ce bébé à naître. sans compagnon »
Yaël était là à chacune de mes questions et je peux dire qu’il y en a eut des interrogations !
Elle m’a apporté beaucoup de clefs et surtout celle d’une naissance douce, à la maison. Plus j’avançais dans mon projet plus j’avais confiance.
Le jour où le petit est né Yaêl avait prévu un grand plouf dans la piscine municipale de Nîmes. Le plouf a été de courte durée car je l’ai appelé à l’aide. Dès son arrivée nous nous sommes mises dans la chambre. Elle m’a aidé à trouver des positions pour atténuer les douleurs. Yaël n’est pas un coach sportif qui crie c’est une présence discrète et efficace. Elle appose ses mains, masse, respire et s’efface quand tout est finis. Elle respecte l’intimité de la femme et a une grande ouverture d’esprit.
C’est une grande chance pour moi de l’avoir rencontré. C’est une belle énergie, beau soutien. »
Émilie
